06 Mar 2026

8 mars : Marie, Responsable QSE chez CEME témoigne

À l’occasion du 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, rencontre avec Marie, Responsable Qualité, Sécurité et Environnement (QSE) pour la région Grand Ouest. Elle fait partie de celles qui font vivre nos métiers sur le terrain et nous partage son parcours et son expérience au sein de CEME. Un témoignage qui montre simplement que les femmes ont toute leur place dans le BTP et qu’elles contribuent chaque jour à faire évoluer nos pratiques.

Une femme de terrain pleinement Ă  sa place

L’opérationnel comme une évidence

Quand on écoute Marie, une chose apparaît immédiatement : le terrain est son environnement naturel. Passionnée par le travail en extérieur et par l’ambiance des chantiers, elle a toujours évolué dans des métiers techniques, souvent masculins, sans que cela ne l’effraie ni ne la freine. Avant de rejoindre CEME en décembre 2024, elle a été préventrice QSE, puis conductrice de travaux dans la démolition.

Aujourd’hui, Marie se voit avant tout comme un soutien pour les équipes. Les Responsables QSE accompagnent les salariés et l’encadrement pour prévenir les risques, protéger l’environnement et améliorer les pratiques. Deux fois par semaine, elle rejoint les chantiers : elle observe, pose des questions, demande qu’on lui explique les gestes, les risques, les installations… et arrive toujours avec des solutions concrètes, comme des EPI ou du matériel. Pour elle, la relation se construit dans l’écoute et la simplicité :


 « Je suis là pour comprendre les métiers, aider, proposer des solutions. »

Dans ses fonctions quotidiennes, le fait d’être une femme n’a jamais été un sujet. Elle est perçue comme une collègue, une interlocutrice utile et présente.

Une intégration simple et des idées reçues qui disparaissent

Une relation de confiance dès les premiers pas

Dès ses premières expériences, Marie a été immergée au cœur des équipes. On lui a proposé de passer du temps comme manœuvre sur chantier, pour comprendre réellement les métiers. Cette proximité lui a permis de créer rapidement un lien de confiance et de se faire une place naturelle dans l’équipe.

De l’extĂ©rieur, on imagine parfois que le BTP est un secteur difficile pour les femmes. Mais ce n’est pas ce que Marie vit au quotidien :


 « Ce n’est pas particulièrement difficile d’être une femme dans le BTP. Ce n’est juste pas mon ressenti. »

Une des idées reçues, en plus des stéréotypes de représentation, du manque de mixité et de la pénibilité, qu’elle évoque est très pratique, comme la peur d’avoir froid en chantier à ses débuts… un détail rapidement dépassé grâce à l’évolution des EPI : vêtements adaptés aux femmes, tailles et coupes plus ergonomiques.

La visibilité des femmes comme moteur d’inspiration

Une présence qui ouvre la voie

Pour Marie, la présence des femmes sur les chantiers est une force en soi. Pas parce qu’elles feraient les choses différemment, mais parce que leur simple visibilité peut inspirer :


 « Si des jeunes voient qu’il y a dĂ©jĂ  des femmes sur le terrain, elles se diront : pourquoi pas moi ? »

Son message pour celles qui hésitent est clair : si l’envie est là, il faut oser essayer. Les métiers évoluent, la mécanisation allège la pénibilité et les équipes deviennent de plus en plus mixtes.

Les conditions de travail se sont nettement améliorées : vêtements et chaussures adaptés, équipements plus confortables. Mais certains points doivent continuer à progresser, notamment l’accès à des sanitaires adaptés sur les petits chantiers, encore trop rarement installés.

Marie observe aussi une dynamique positive du côté de la formation : des établissements comme l’IUT de Rennes mènent des actions spécifiquement destinées aux jeunes filles pour les sensibiliser aux métiers du génie civil. Une manière concrète de faire bouger les lignes, dès le lycée.